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| Visite de la commune |
Présentation de la Commune
La Commune de Saint Macaire du Bois a une superficie de 1306 hectares et elle compte 490 habitants en janvier 2011 répartis en 27 hameaux.
Saint Macaire du Bois fait partie du canton de Montreuil-Bellay et de l'arrondissement de Saumur.
L'activité essentielle est agricole. La commune se situe dans l'aire d'appellation des vins d'Anjou. Les plaines sont couvertes par les céréales et sur les plateaux dominent les paysages viticoles.
La partie ouest de la commune qui est recouverte de pins et feuillus sur environ 300 ha se situe dans La forêt de Brignon.
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Histoire
Saint-Macaire-du-Bois puise ses origines d’un passé incertain. Vers 56 avant J. -C., tandis que les légions romaines atteignent le Poitou, Saint-Macaire, qui n’est pas encore « du Bois », se situe en pleine zone ambiliate* et n’est rien d’autre qu’une immense forêt de Montreuil à Cholet, et d’Argenton-le-Château à Brissac. Une forêt que défrichent et découpent les ambiliates gaulois pour des gaulois pictons. Paradoxalement pour que Saint-Macaire devienne vraiment « du Bois », il faudra attendre que le défrichage soit totalement mené à bien, et que, à l’époque moderne, désormais plantées dans un désert sylvicole, la dénomination Saint-Macaire-du-Bois et sa pancarte soient enfin érigées en plaque commémorative d’une époque sylvestre révolue.
Le bois de Brignon, peuplé de chênes druidiques, est ce massif forestier profond qui servit longtemps de refuge, car, à proximité, il n’y avait ni souterrain, ni place forte, ni oppidum. Le ruisseau de Brignon, alimenté par plusieurs sources au départ de la forêt, creuset d’eau courante nécessaire à l’organisation, le long ou à proximité de son cours, de la première vie humaine de Saint-Macaire. Dans cette zone humide, il est supposé qu’une cité lacustre naturelle a longtemps coexisté dans les bas-fonds avec un grand domaine gallo-romain sur les terres hautes. De cette importante villa, il ne reste que le nom, La Grand-Cour, et quelques ruines bien plus récentes. Le Clos de la Ville, toponyme encore vivace sur le cadastre actuel, est situé auprès des vestiges de cette ferme.
Flanquée de ses trois Baffries et de sa source, non tarie aujourd’hui (le lavoir, placé au centre du périmètre), la villa était reliée au bourg des Verchers et à l’autre domaine gallo-romaine des Fontaines par une voie directe dont le village actuel de la Vouie rappelle l’existence. Une trace de camp romain rectangulaire ou de retranchement gaulois entouré de fossés subsiste dans les Grands-Bois, non loin de la Basse-Baffrie. Il apparaît donc que les plus vieux habitats macairois construits en dur étaient situés en bordure de la forêt refuge.
De ce pagus organisé, en quelques siècles, des christianisateurs vont faire un bastion chrétien, posant des jalons le long des grandes voies romaines, s’efforçant de remplacer les symboles des cultes païens par des oratoires ou des croix. Macaire pourrait être l’un de ces missionnaires de la région, qui serait venu en 387 dans le Comminges, ancienne province de Gascogne et qui a laissé son nom à trois églises de France, Saint-Macaire-du-Bois, Saint-Macaire en Mauges et Saint-Macaire en Gironde.
Le VIIIe siècle est aussi l’époque de la première construction de l’église de Saint-Macaire, trois siècles après le passage ou séjour du saint, en chair et en os, sur les lieux mêmes de la fondation.
Au IXe siècle, les envahisseurs normands quadrillent si bien le terrain qu’ils finissent par faire irruption dans la plaine de Saint-Macaire ; entre marécage et forêt attirés par les seules richesses de la Grande-Cour et de la Cochonnerie et, au passage, boutent le feu à l’église.
Elle sera une nouvelle fois incendiée en 1569 en pleines guerres de religion. Sa toiture et son clocher ne seront jamais reconstruits à l’identique. La paroisse de Saint-Macaire-du-Bois ne devient angevine qu’au concordat de 1801. Auparavant, elle dépendait de l’archidiaconé de Thouars. L’église conserve un petit appareil de tuffeau sur le mur nord de la nef et se singularise par un retable extérieur daté du XVIIIe siècle.
Déjà au XIIIe siècle, le vin est une production reconnue à Saint-Macaire. Il s’agit d’un vin de consommation courante dont les barriques seront écoulées dans l’année. À cette époque, la vigne représente pour l’Anjou et la Marche, la seconde ressource agricole après les céréales.
Notes :
Pagus : à l'époque gallo-romaine, le pagus est une circonscription territoriale et juridique interne à la pertica (territoire rural de la civitas, ou « cité »), d'une taille sensiblement équivalente à celle d’un canton. Il regroupe aussi bien des habitations isolées (fermes) que groupées (hameaux, villages, bourgs).
Ambiliates : les Ambiliates (en latin, Ambiliati ou Ambilatri) étaient un peuple gaulois, dont la localisation sur la rive sud de la basse-Loire n'est pas établie avec certitude.
Oppidum : un oppidum (du latin n. oppidum, pl. oppida : lieu élevé, fortification. À noter le pluriel français recommandé : oppidums) est un lieu élevé (généralement situé sur une colline ou sur un plateau)
Pour connaître l'histoire de Saint Macaire du Bois se reporter à la monographie :
Autour de bray de Pierre Duc
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L'église
Cette petite église alimente toujours des controverses quant à ses origines. Selon certain, sa construction remonterait aux VIIIe siècles, puis aurait été incendiée par les normands au IXe pour être ensuite reconstruite au XIIe.
Une autre version semblerait privilégier sa construction au XIe avec de grosses transformation au XVe, avec notamment la construction des voûtes de la nef, des transepts et du chœur, qui ont nécessité la surélévation des pignons. Les seules traces qui restent du clocher de l’époque sont l’escalier actuel qui est situé à gauche du portail d’entrée.
A partir du XVe siècle les écrits et récits sont identiques.
En 1569, elle est incendiée par les Huguenots et reconstruite aussitôt d’après les recueils de M HOUET. Le clocher disparaît, au profil d’un petit clocheton en ardoise situé au dessus de la nef, et la toiture à forte pente laisse place à un toit plat de tuiles rondes.
Un autel extérieur, situé en bout du transept gauche, en font une marque de singularité parmi les églises de la région.
A l’intérieur, dans le chœur, a été déposée une statuette mutilée, en pierre. Dans le transept droit, pierre tombale de Monique Rigaud, veuve de Claude de Bussy, Sr des Fontaines et de Maison-Neuve, morte le 30 déc. 1659.
Source : Pierre DUC Saint Macaire du Bois Aux confins de l’anjou et du poitou.
DHGBML : Dictionnaire Historique, Généalogique et Biographique de Maine et Loire de Célestin Port rédigé entre 1869 et 1678.
Photos de l'église.
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La Chapelle de l'Abbaye de Brignon
Madame Cator, domiciliée à Brignon à partir de 1811 fit construire cette chapelle de style néo- grec sur l’emplacement de l’ancienne église abbatiale.
Cette église ainsi que la petite chapelle attenante dédiée à Saint Nicolas furent abattues en 1810, les pierres vendues.
Le curé Reine bénit la nouvelle chapelle dédiée à Saint Augustin le 13 Janvier 1829 et Madame Cator fit transférer dans celle-ci le corps de son fils Charles Auguste, mort le 12 Février 1828 à l’âge de 24 ans. Sur la dalle funéraire on peut lire : « il fut aussi tendre fils qu’il fut bon frère et ami. »
Cette chapelle est signalée sur le premier cadastre de 1829.
Dans son testament du 16 Avril 1845 Madame Cator indique ses dernières volontés : « je veux être enterrée dans une chapelle que j’ai fait élever dans une pièce de terre nommée pièce de l’église…»
Elle a légué 3500 francs or à l’hôpital de Montreuil-Bellay pour assurer l’entretien voire la reconstruction, si nécessaire, de la chapelle et la célébration de quatre messes basses par an par le curé de Saint-Macaire -du-bois : « pour mon mari, mon
fils et moi. »
Elle décède le 5 Mars 1846 à l'âge de 70 ans. Sur la dalle funéraire de la chapelle où elle a été enterrée au côté de son fils on peut lire : « Pendant vingt ans que cette dame demeura dans la même paroisse de Saint-Macaire, elle se montra toujours bienfaisante
avec les pauvres qui conservent de sa mémoire un précieux souvenir. »
Par décret de Louis Napoléon du 30 Juin 1852 la chapelle de Brignon est érigée en « Oratoire particulier. »
La chapelle est en bon état en 1860. En 1893, d’après le curé Tranchant : « Elle ne parait même pas assez décente pour le Saint Sacrifice. »
Le curé Babin écrit en 1928 : les messes « ont été dites pour la dernière fois en 1908. Les honoraires depuis ont été gardés par l’Hospice de Montreuil.
La chapelle sans valeur aucune tombe en ruines à ce jour. »
En 1984 « l’édifice était en ruines : murs délabrés, autel dévasté, voûte et toiture disparues… »
Enfin le 19 août 1990 : cérémonie religieuse en forme d’inauguration.
La chapelle est entièrement restaurée selon les voeux exprimés par Madame Cator dans son testament par l’association des Amis du Vieux Brignon.
Lucien Lafage
Président de l'Association Les Amis du vieux Brignon
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Géographie
Les coordonnées géographiques sont : 47°07’05" Nord et 0°17’14" Ouest.
L’altitude est de 43 m au minimum et de 86 m au maximun.
La commune se situe aux confins du Bassins parisien et du Bassin armoricain. La rivère du Layon qui traverse Nueil sur Layon et Les Verchers sur Layon marque la séparation du bassin des Mauges de celui du Saumurois.
Vers les Mauges à l’Ouest ce sont des sols sablonneux, argileux et graveleux voir graniteux et vers l’est ce sont des sols argileux, limoneux reposant sur les roches calcaires du cénomanien. Entre les deux ce sont des sols d’alluvions, limoneux et sableux.
La commune a une superficie totale de 1306 ha avec 300 ha de forêt et 906 ha de terres cultivables.
La forêt de Brignon qui représente une superficie totale d’environ 1000 ha se situe aux confins des 4 communes : Nueil sur Layon, Les Verchers sur Layon, Bouillé Loretz et Saint Macaire du Bois.
Le ruisseau appelé le Brignon prend sa source dans la forêt de Brignon, dans l’étang de l’Abbaye de Brignon, traverse la commune de St Macaire du Bois d’ouest en est et se jette dans le Ruisseau des Ruaux aux environs du Pont de Chavannes sur la commune du Puy Notre Dame. Ce ruisseau se jette dans l’Argenton au Moulin d’Usu sur la commune de Saint Martin de Sanzay dans les Deux-Sèvres
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Population et Habitat
Les 27 villages et hameaux qui structurent l’habitat dispersé de la commune sont :
L’humeau de Bray, Le Monis, Les Bouchettes, La Vouie, Chambernou, L’Abbaye de Brignon, La Sablière, La Bafferie, La Haute Bafferie, Les Haies, La Minauderie, La Bournaie, Grenouillon, Bray, Le Bourg, Sanzay, Maison Neuve, La Planche, Le Doyennet, Champs noirs, La Planche, Bissu, La Gôtte fraiche, Les Egeons, La Batardière, Pancon, et Les Mousseaux.
Quelques données chiffrées
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Les maires depuis la Révolution.
Maires : François Jarry (élu le 16 fév. 1790, confirmé le 16 déc. 1792, démissionne le 17 fév. 1793), Félix Pelletier (élu le 7 avr. 1793, confirmé le 8 nov. 1795, démissionne à l'automne 1796), François Jarry (élu le 2 avr. 1797), Louis Abraham (élu le 28 mars 1798), François Jarry (nommé le 2 août 1800, meurt le 3 avril 1806), Louis Abraham (nommé le 6 juin 1806-19 avril 1808), René Robert (nommé le 20 avril 1808, mort le 13 juin 1814), René Champion (élu le 15 mai-23 juin 1815), Louis Cator (nommé le 23 juin-8 août 1815), René Champion (nommé le 8 août 1815), Louis Abraham (nommé le 12 déc. 1815-1821), René Dubois (1821-1835), Louis-René Marcheteau (1835-1852), René Champion (1852-1855), Jean Billy (1855-1865), René Champion (1865-1885), Charles Gourin (1885-1896), Auguste Borit (1896-1909), Etienne Frappereau (1909-1912), Louis Piat (1912-1919), Eugène Bigot (1919-1929), Amand Meignant (1929-1971), Josette Michelet (1971-1973), Jean Taillée (1973-1985), Xavier de Boutray (1985-1995), Christian Béville (1995-2003), Gabriel Taillée (2003).
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LE VIGNOBLE
Le Vignoble de Saint Macaire du Bois fait partie de l'aire d'appéllation des vins d'Anjou comprise dans les vins du Val de Loire.
Le Val de Loire, 3ème grande région viticole française, inscrit de Chalonnes-sur-Loire à Sully-sur-Loire au Patrimoine Mondial par l’UNESCO, représente, de l'Atlantique à la Région Centre, le point d'équilibre entre le Sud et le Nord, la suavité et la fraîcheur, les arts et les lettres, la tradition et la modernité.
De ces mélanges harmonieux, favorisés par un climat tempéré et des terroirs somptueux, est née la plus vive diversité de vins avec ses 63 appellations d'origine controlée .
Les Vignerons
Le métier de vigneron est un métier exigeant. Longtemps fidèles aux pratiques de leurs ancêtres, ils ont su s’adapter aux méthodes nouvelles. L’évolution s’est faite en douceur, avec beaucoup de bon sens et sans excès.
Dans les vignes ou à la cave, toutes les actions sont accomplies dans la recherche d’une qualité optimale du raisin et du vin. Taille, effeuillage, vendanges, vinification, élevage... le travail est rude et de longue haleine mais fait avec tant de passion.
A Saint Macaire du Bois on compte 3 vignerons :
Beatrice Taillée, closlassay.free.fr/
Gabriel Taillée, Domaine de la Treille
et Bertrand Guilloux.
Ils vous invitent à découvrir leur production.
Les Cépages
La grande originalité des vins de Loire provient du fait qu'ils sont pour la plupart issus d'un cépage unique.
A Saint Macaire, les cépages cultivés sont le chenin, le cabernet, le grolleau, le gamay et le chardonnay.
Les vins
Environ 200 ha de vigne sont cultivés à Saint Macaire du Bois. Les appellations d'origine controlées produites sont l'Anjou Blanc, l'Anjou Rouge, le Cabernet d'Anjou, le Rosé d'Anjou, Le Crémant de Loire et Le Saumur Mousseux.
Pour connaître le vignoble de l'anjou.
InterLoire et Institut technique Viticole
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Sentier de Randonnée
Au Pays des 27 Hameaux.
Le point de départ de cette promenade est situé sur la place de l’église. C’est une magnifique place ornée de marronniers où vous découvrirez une petite église de type gothique datant du IXème siècle. Un autel extérieur, situé en bout du transept gauche, en fait une marque de singularité parmi les églises de la région.
Au gré de cette randonnée, vous découvrirez une alternance de paysages viticoles, de prairies, de champs de céréales et de petits bois, pour ensuite longer les abords de la forêt de Brignon et passer à quelques pas de l’étang de l’abbaye. En sortant du bois, vous pourrez découvrir en contre bas la chapelle de Brignon, pour ensuite traverser quelques uns des nombreux villages de la commune. L’habitat traditionnel est composé de maisons de tuffeaux recouvertes de tuiles ou d’ardoises.
Plaquette du sentier de randonnée.
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Un arbre, une naissance.
Devenue une véritable tradition, l’opération « Un arbre, une naissance » se déroule début décembre au lotissement du Clos de la Varenne. Initiée en 2003 par la commission fleurissement de la commune, l’opération consiste à planter un arbre pour chaque enfant né et résidant sur la commune depuis 2003. La coutume de planter un arbre lors d’une occasion spéciale se retrouve dans plusieurs cultures, à différents endroits du globe. Elle a évolué selon les légendes et religions diverses.
Ce sont des essences d'arbres locaux qui sont plantés chaque année : marronnier, tilleul, frêne, platane, chêne, bouleau, érable, chataignier, hêtre, peuplier, ...
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Page mise à jour le : 13/11/2011 |
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